AUTOMNE 2005,Lettre de nouvelle N°1
Chers amis, parents, frères et sœurs,
Vous excuserez le caractère un peu abrupt de ce courrier, mais l’esprit du Seigneur nous presse depuis quelque temps d’envisager de nous rendre plus disponible pour le travail dans son royaume. Souhaitant ne pas y résister, je me suis décidé, après maintes hésitations, à vous ouvrir mon cœur.
Depuis 30 ans nous n’avons pas rechigné à la tâche en travaillant sans cesse à subvenir à nos besoins et en même temps partager la bonne nouvelle de Jésus-Christ avec beaucoup de joie.
C’est ainsi que nous avons fondé un centre d’accueil pour personne en difficultés à Mailley en Haute-Saône d’abord, puis à Bourg Bruche dans le Bas-Rhin ensuite.
Après une quinzaine d’année de travail pionnier dans la région de Luxeuil, j’ai le bonheur, entouré d’une bonne équipe, d’être le berger d’une assemblée d’une cinquantaine d’adultes.
La jeunesse de cette église et son développement pratiquement sans soutien extérieur, n’a pas permis jusqu’ici un soutien de mon ministère.
Depuis 30 ans le nombre des églises évangéliques a doublé dans notre pays, mais nombre d’entre elles sont encore fragiles et la grande moisson que nous espérons tous n’est pas encore engrangée. S’il y a des ouvriers qui ont déjà bien travaillé, il reste encore beaucoup à faire.
L’expérience que l’esprit du seigneur m’a fait acquérir à son service doit maintenant être mise le plus possible au service de l’avancement de son royaume. Je sais déjà que dans les prochain temps mon service se partagera pour moitié entre la conduite de l’église ici et l’aide aux églises qui naissent chaque semaine en France.
Pour me rendre plus libre de mon temps, il y a deux ans j’ai abandonné la direction du centre de formation que j’avais crée ; comptant sur un soutien à mi-temps de l’église locale, je me suis installé comme artisan pour compléter mes revenus. Mais je regrette de ne pas pouvoir répondre davantage aux opportunités que nous avons d’annoncer l’évangile. Ici l’église va poursuivre ses engagements mais mon ministère envers les personnes isolées ailleurs en France ou les postes pionniers nécessite un soutien car il ne sont que rarement en mesure de pourvoir au frais du service.
Nous avons vraiment le sentiment que les temps s’accélèrent ; les messages que nous recevons de toutes parts sont devenus depuis quelques années extrêmement riches. Les contacts avec des personnes en recherche se multiplient à un point que nous ne pouvons pas suivre et cela nous désole. C’est pourquoi nous cherchons des partenaires qui ont un cœur pour la mission en France et de la reconnaissance pour l’œuvre de Dieu dans leur vie. Aussi je me propose de devenir votre missionnaire en France. Si 50 amis s’engageaient avec 20 euros par mois cela financerait le mi-temps.
Vous êtes nombreux à avoir croisé notre route tout au long de ces années passées au service du maître. Pour certain nous avons été un instrument de salut, ou bien nous vous avons enrichis spirituellement et peut-être que le moment est venu pour vous d’en enrichir d’autre.
Quelques uns d’entre vous cheminent dans un certain isolement spirituel et vous n’avez pas une bonne et valable intégration dans la vie communautaire d’une église locale, nous ne voulons pas vous perdre de vue et au contraire vous fortifier, jusqu’à ce que des temps meilleurs viennent pour vous.
A ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce que je viens de décrire ici précédemment, sachez que je ne souhaite surtout pas vous soustraire à votre engagement actuel, car le Seigneur a dit que tout se fasse avec bienséance et ordre.
Nous cherchons des ouvriers qui ont un cœur pour la mission en France et de la reconnaissance pour l’œuvre de Dieu dans leur vie.
Mathieu 7v12 : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers, priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers »
La mission c’est aussi la France notre pays et pas seulement les pays lointain; après la prière vient l’action. Trop d’églises et donc de chrétiens se voient retirer leurs talents parce q’ils ont négligé la grande commission.
L’argent n’est pas un maître mais un serviteur ; il est le nerf de la guerre. B .Larsen a dit ’’l’argent, c’est deux mains occupés à guérir, nourrir ou bénir les autres, deux mains ouvertes sur la misère du monde. L’argent est en somme un autre moi-même ‘’
Jésus a dit :’’ On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné ‘’(Luc12v48)
L’argent est comme le fumier : entassé il pue, mais répandu sur la terre, il aide à faire tout pousser plus vite. La manière dont nous l’aurons utilisé constituera l’une des questions les plus difficiles auxquelles nous devrons répondre au jour du jugement
Vous ressentez le désir d’apporter une réponse à notre sollicitation ; soyez diligents agissez en toute liberté. Besoin d’explication ? Envoyez un mot, un coup de fil, nous sommes à votre disposition
René YODER
mardi 20 avril 2010
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